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Édition printanière – avril 2020

Nous sommes ravies de vous retrouver pour une nouvelle édition de la box et pas des moindres puisqu’il s’agit de l’édition printanière ! Celle qui rime avec retour du soleil, des jolies fleurs, des verres de vin en terrasse…

Cette édition est à présent clôturée. La prochaine édition sera lancée tout début juin. N’hésitez pas à nous écrire pour être informé•e de l’ouverture des commandes : enlivrezvouslabox@gmail.com

Nous vous proposions de faire votre choix parmi les livres suivants :

À accompagner de l’un de ces vins …

Impossible de faire un choix ? Vous aviez également la possibilité de vous laisser surprendre par notre accord mots-vin blanc ou mots-vin rouge !

Le principe de l’accord mots-vin ? C’est un peu comme au restaurant, quand le sommelier sélectionne un vin qui s’adapte parfaitement avec votre plat : l’accord mets-vin. Ici, c’est tout pareil, sauf qu’à la place du plat, nous avons mis un livre qui s’accorde d’une manière ou d’une autre avec le vin : en jouant plutôt sur le nom, l’illustration ou une idée commune au fil des pages et des verres…

Nous commençions en beauté avec la lauréate du tout premier Prix Les Grenades (média féministe de la RTBF à l’origine de cette mise en valeur réservée aux écrivainEs née du constat que les autrices sont sous-représentées dans les sélections des prix littéraires) : Lisette Lombé, une artiviste belgo-congolaise

Brûler Brûler Brûler est certes un recueil de poésie mais, à vous qui n’avez habituellement aucun atome crochu avec ce registre, nous conseillons de tout de même tenter l’expérience. Lisette Lombé est bien connue en Belgique pour sa présence sur la scène slam. Et de fait, son œuvre se lit, pardon, se dit d’une traite, de préférence à voix haute pour faire claquer le verbe et savourer pleinement sa plume acérée et rythmée. Brûler Brûler Brûler est un véritable déluge poétique qui revendique le droit à la différence pour toustes. À travers 20 poèmes en prose et 6 collages, Lisette Lombé se fait porte-voix de toutes les minorités invisibilisées et dénonce, avec beaucoup de tranchant et de justesse, les inégalités et discriminations de notre société

« J’écris comme les numéros qui se succèdent, dans le rythme et dans l’urgence…
J’écris pour les vivants, dans une langue qui s’adresse aux derniers rangs… »

Alors, ce vin ? Nous vous donnions la possibilité de sélectionner un vin « rouge, gouleyant, aux tanins ronds et soyeux, AOC Chinon, de cépage cabernet franc », quelques mots qui désignaient la cuvée Médiévale du Domaine de la Commanderie

Ce domaine possède ses propres vignes et son propre chai de vinification. Autonome, il est libre de créer et d’exprimer au mieux les typicités de son terroir. Cette exploitation familiale désire rester accessible et authentique. C’est au rythme du cycle végétatif, dans le respect de l’environnement et des pratiques viticoles traditionnelles que les vignes y sont cultivées. La cuvée Médiévale, issue des jeunes vignes, subit de faibles macérations pour garder vivacité et fruit… C’est le vin des gourmands ! Fruitée et aromatique, elle entraînera votre palais aux saveurs de violette et de réglisse.

La cuvée Médiévale était proposée par l’ASBL Scale Dogs. Pour chaque bouteille commandée, un euro est reversé à l’ASBL, alors, vraiment, pourquoi se priver ? roxaneclaude.wixsite.com/ventedevins

Si on nous avait dit que l’un des premiers livres sélectionnés pour cette édition allait être le premier tome d’une saga romantique, on ne l’aurait probablement pas cru ! Et pourtant, La fille du Maître de chai de Kristen Harnisch a réussi à nous séduire. 

De base, quand on me dit « romance », j’imagine une histoire à l’eau de rose où Mademoiselle L. hésite entre B., le beau gosse de la compta, et D., le mec récemment repéré à la salle de sport. Dieu merci, on laisse ce genre de scénario pour le (mauvais) film Netflix du dimanche soir et on s’éloigne ici des clichés !

Alors qu’est-ce qui nous a plu dans ce roman ? Tout d’abord, le contexte ! Direction la fin des années 1800 entre France et Amérique. Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai des périodes où je vais lire/regarder énormément de choses avec certains points communs et là, c’est le cas des scénarios qui se passent dans le passé (Les Mots entre mes mains, Nuits appalaches et Né d’aucune femme, que je vous ai proposés dans les précédentes éditions découlaient de cette nouvelle passion également). En plus de ça, c’est une plongée dans le monde de la viticulture (thème qui nous enthousiasme, vous vous en doutez). On y découvre avec plaisir le fonctionnement d’un chai et la culture des vignes ainsi que l’amour que portent les vignerons à leurs terres. À prononcer « chè » donc lorsque vous demanderez le titre à la Librairie Flagey et pas « chaï » comme le thé, ce serait ballot ! 

Ensuite, le récit, sans effets de style mais écrit bien et simplement, et dans lequel s’entremêlent drames et secrets de famille (quand on vous disait que ce n’était pas un roman d’amour comme les autres). Et enfin, pour le destin de Sarah qui y est raconté : une jeune femme ingénieuse, combative et déterminée (tout comme nous, quoi), qui fait preuve d’une résilience hors du commun (on vous prévient, tout n’est pas rose pour elle) pour se rapprocher peu à peu de son rêve : devenir vigneronne et percer dans un domaine encore dirigé par les hommes.

Petit bonus : si vous avez lu le roman et qu’il vous a plu, vous pouvez prolonger le plaisir avec les deux tomes suivants !

Côté vin, vous pouviez notamment faire un excellent choix en optant pour La Bourrique que nous vous proposions avec les mots-clés “rouge, nature, convivial et gourmand, IGP Pays d’Oc, cabernet sauvignon-merlot

Pierre Degroote vient de Nivelles et est parti dans le sud pour réaliser son rêve de devenir vigneron. Avec son associé Stéphan Montariol, ils possèdent 4 châteaux et 6 domaines en Languedoc. Et un Belge dans le Languedoc, ça donne quoi ? Des vins de copains, bien faits et conviviaux, certifiés bio. 

Le petit plus ? Votre vin va même plus loin et est 100 % sans sulfites ! Issu de raisins travaillés en Agriculture Biologique, sans pesticides, sans désherbants et sans produits de synthèse.

Ce vin est disponible à La Cave de Tom, qui propose une petite sélection de pépites, en vente uniquement sur internet. N’hésitez pas à aller consulter ses pages Facebook et Instagram ! 

Quand je vous disais que j’avais actuellement une passion pour les récits qui se déroulent dans le passé, ce premier roman historique ne fait pas exception ! Et je ne vais pas vous mentir, Les Déracinés de Catherine Bardon est pour l’instant mon gros coup de cœur de 2021 (oui, nous ne sommes qu’en avril donc il peut être détrôné à tout moment, mais quand même). 

Nous y faisons la rencontre de Wilhelm et Alma : jeunes, beaux, intelligents, débordants d’amour l’un pour l’autre et pour lesquels on ne peut s’empêcher d’avoir un attachement immédiat. Le jeune couple profite à fond de Vienne, une ville d’art, de culture et de beauté jusqu’à ce que la montée du nazisme, lors de la seconde guerre mondiale, les oblige à fuir cette ville qu’ils aiment tant. Ayant décidé de s’exiler aux États-Unis où se trouve déjà la sœur de Wilhelm, leur périple s’annonce bien plus long et compliqué que prévu et les mènera tout autre part. Pour le reste, je vous laisse découvrir par vous même, mais je vous préviens, c’est un roman bouleversant qui m’aura fait verser de nombreuses larmes. Tenez vous prêt·e à sortir les mouchoirs durant votre lecture ! 

Un conseil : ne laissez pas les 750 pages vous décourager. Le style fluide et simple du roman le rend totalement accessible et en tournant la dernière page, vous aurez envie d’en avoir encore un peu plus. Bonne nouvelle donc, puisque cette saga familiale se poursuit dans 3 autres romans !

Direction le Domaine les Grands Bois dans les Côtes du Rhône. Marc et Mireille transmettent aujourd’hui leur passion à la 4e génération, leurs filles : Philippine, Gabrielle et Eloïse. Depuis sa création, les différents exploitants du domaine travaillent leurs vignes dans le respect de l’environnement et de l’homme. Débutée en 2008, la conversion à l’Agriculture Biologique est effective depuis 2011. Ce 100% viognier sec et équilibré est idéal pour l’apéro. Au nez, de délicates notes de fleurs blanches. En bouche, d’agréables arômes de fruits mûrs, d’abricots et de pêches blanches. 

Nos complices pour ces deux propositions : Les yeux gourmands et La cave de Tom.

𝐋𝐚 𝐃𝐞𝐮𝐱𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞, c’est l’histoire de Sandrine, une jeune femme discrète qui depuis l’enfance a toujours été rabaissée. Elle se trouve moche, bonne à rien, stupide… jusqu’à ce qu’elle aperçoive « L’homme qui pleure » au journal télévisé. L’homme qui pleure a perdu sa première femme. Évaporée en faisant son jogging, elle laisse derrière elle un mari éploré et un jeune enfant orphelin.

Une marche blanche est organisée à sa mémoire, Sandrine s’y rend en soutien et rencontre pour de vrai cet homme aussi fragile qu’elle, duquel elle tombe instantanément amoureuse. Il faut dire que lui ne la juge pas. Lui la regarde, vraiment. Lui dont la douleur est jumelle à la sienne. Jusqu’au jour où la première femme réapparaît…

Ce roman psychologique écrit à la manière d’un thriller aborde avec finesse les mécanismes de l’emprise. Louise Mey, auteure française, dresse à merveille le portrait ambivalent des protagonistes et de ces relations toxiques. Un livre qui se dévore d’une traite et dont on a également beaucoup apprécié la note instructive rédigée par l’auteure en postface.

L’Apremont : un vin blanc 100% jacquère (cépage typiquement savoyard) au nez de fleurs blanches, d’aubépines et de pierre à fusil et à la bouche sèche et florale, dans l’acidité. Dans leur domaine éponyme situé en Savoie, Jean Perrier et fils sont viticulteurs de génération en génération, depuis 1853. Qualité et respect de l’environnement y allant de pair, le domaine vient d’obtenir le label Haute Valeur Environnementale (HVE). Cette certification est attribuée aux exploitations qui réalisent des efforts constants pour minimiser l’impact de leur activité sur l’environnement, et récompense le choix de pratiques respectueuses mises en place depuis de nombreuses années ! Ce vin vif, 𝐦𝐢𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 et citronné, qui accompagnera parfaitement le fromage et le poisson, a été nommé pour la 3e fois dans le Top 100 des meilleurs vins au monde par le Wine Spectator.

Nos complices pour cette sélection ? Le caviste Les Vins Brunin-Guillier, à Gaurain-Ramecroix et la librairie A livre ouvert-Le rat conteur, à Woluwe Saint Lambert.

Vous recevez des ami•e•s pour un barbecue ce midi et ne savez pas encore ce que vous allez leur faire déguster ? Nous vous donnons volontiers un petit coup de pouce ! Filez de ce pas à Watermael-Boitsfort chez notre complice de La Maison des Vins et commandez-y le Château Beaubois : un rouge bio rond et friand dont on ne se lasse pas !

En 1920, Margueritte Mouret fut l’une des premières femmes à gérer un domaine viticole de la vallée du Rhône, dans la région de la Costière de Nîmes. Fanny et François Boyer sont aujourd’hui la quatrième génération établie sur le vignoble. Ils ont abordé la révolution environnementale dès 2001 avec l’agriculture raisonnée, puis l’Agriculture Biologique en 2009 et, depuis 2020, leurs vins sont également produits en Agriculture Biodynamique (DEMETER). Travail, passion, respect et partage sont les maîtres mots du domaine. 

De cépages syrah (70%), grenache (20%) et marselan (10%), la cuvée Expression est idéale à servir tout au long du repas sur des légumes, viandes et fromages. Au nez, la fraise, le cassis, la mûre et la réglisse. En bouche, des tanins souples et des arômes de fruits rouges. Nous, on l’adore ! 

Ce n’est pas un, mais trois livres que nous vous présentons aujourd’hui ! Yeah ! Présentés ensemble, car tous trois traitent de sujets difficiles, mais qui nous tiennent à cœur (un peu moins Yeah !). À sa façon, chacun s’ancre dans le paysage médiatique actuel, à la suite de la vague #MeToo : 

Le premier est écrit par l’une des figures de proue du mouvement féministe japonais : Alors âgée de 26 ans, Shiori Ito est journaliste. Un soir, elle rejoint Noriyuki Yamaguchi au restaurant pour un dîner d’affaires en vue d’un poste de stagiaire dans l’entreprise où travaille ce dernier. Quelques heures plus tard, elle se réveille dans une chambre d’hôtel en train de se faire violer. Commence alors un véritable parcours du combattant pour obtenir justice. Elle découvre alors des termes comme « quasi-viol » qui désigne le viol de quelqu’un dans un état d’inconscience ou encore celui de « boîte noire » pour les actes qui ont été commis à huis-clos et donc sans témoin. Malgré l’inaction de la police et le refus de l’agresseur de reconnaître ce qu’il a fait, Shiori Ito ne renonce pas à faire éclater la vérité et faire avancer la justice japonaise sur les crimes et délits sexuels. 

Dans la lignée du mouvement #MeToo, Shiori Ito est devenue une figure du mouvement #WeToo. Au Japon, où la prise de parole individuelle est synonyme de véritable suicide social pour les femmes, elle est une des premières à donner une conférence de presse à visage découvert pour relater son histoire. Elle ose briser le conformisme muet qui empêche les femmes de parler et porter plainte (95 % des viols ne seraient pas déclarés au Japon !). 

Son autobiographie journalistique, La Boîte noire, relate à la fois son propre parcours et les embûches rencontrées, mais décortique également le phénomène plus vaste que représentent les viols et violences sexuelles dans son pays. Attention, l’auteure nous livre un récit dur et sans fard, pour lequel elle a obtenu le Best Journalist Award en 2018.

Pour vous le procurer, une seule adresse : La librairie à livre ouvert – le rat conteur à Woluwe-Saint-Lambert.

Le deuxième s’inspire de faits réels et raconte le raz-de-marée vécu par une famille touchée par le scandale : Les Choses humaines de la Française Karine Tuil est ce que l’on pourrait appeler une fiction d’actualité qui s’inspire librement d’un procès ayant eu lieu aux États-Unis en 2015. 

La première partie du roman plante le décor. On y côtoie une famille parisienne bourgeoise plutôt attachée aux apparences et au qu’en-dira-t-on. La mère, Claire, est une essayiste féministe, le père, Jean, le célèbre présentateur d’une émission politique, et le fils, Alexandre, est (bien entendu) brillant et promis à un bel avenir. Dans cette partie, toute une série de questions sont déjà abordées, entre stabilité et fragilité des relations humaines et plus particulièrement des relations de couple.

Et puis, évidemment, comme c’est un roman et pas un long fleuve tranquille, il faut bien que ça bascule à un moment sinon on se ferait un peu iech.

Après avoir pris position sur les agressions sexuelles en série commises la nuit du Nouvel An 2016 à Cologne et avoir été décriée par l’opinion publique, Claire va être confrontée à ses propres jugements et devra faire face au tribunal médiatique dont le rôle est fortement critiqué aujourd’hui. Une plainte a été déposée pour viol contre l’un de ses proches. L’accusé avait bu et avait pris de la drogue, ses souvenirs sont flous. La plaignante est formelle. Si elle n’a pas osé dire « non » clairement ou tenté de fuir, c’est qu’elle avait peur et était tétanisée. La fameuse zone grise.

Débute alors la deuxième partie du roman, le procès. Karine Tuil, juriste de formation, opère ici un tournant narratif intéressant : on suit le point de vue de l’accusé. Que se passe-t-il dans la tête de celui qui est accusé de viol ? Ne se souvient-il vraiment pas des faits ? Si elle ne voulait pas, pourquoi l’a-t-elle suivi ? Une lecture déstabilisante au cours de laquelle on oscille entre les notions de présomption d’innocence et de prégnance de la parole de victime.

Une fois cette seconde partie entamée, impossible de s’en détourner. Ce roman mérite, à nos yeux, amplement le Goncourt des lycéens qui lui a été attribué. 

Tenté•e ? Rendez-vous aux Yeux Gourmands pour vous le procurer.

Le dernier est le témoignage glaçant d’une victime qui a choisi de ne pas se laisser noyer après ce qui lui est arrivé : 

Consentement – nom masculin : Action de donner son accord à une action, à un projet ; acquiescement, approbation, assentiment. Exemple : « Il a agi avec mon consentement. » Quel exemple qui tombe à pic dans le dictionnaire Larousse en ligne ! Car c’est là que commence la zone grise dans ce glaçant témoignage de Vanessa Springora qui revient dans Le Consentement sur la relation « amoureuse » qu’elle a vécue de ses 13 à ses 15 ans avec G., 50 ans bien sonnés. 

G. est un intellectuel très (re)connu du paysage littéraire français des années 80. En plus d’être un écrivain à succès, Gabriel Matzneff est surtout un pédophile notoire qui – et on n’en revient pas de lire/d’écrire ça en 2021 – se vante et réclame son droit à aimer « les moins de 16 ans » que ce soit dans ses livres ou sur les plateaux de télévision de l’époque. Et ce, sans que (presque) personne n’y trouve à redire… 

On hallucine ! Quand on lit le récit de Vanessa Springora, V., qui raconte les mécanismes de manipulation mis en place par cet homme – pardon ce vieux pervers – pour ne pas qu’elle tombe, mais qu’elle saute à pieds joints dans son piège. Véritable Grand méchant loup des contes d’antan version 2.0, Matzneff sait y faire pour attraper ses proies. Maniant les mots avec brio (laissons-lui ça), ils deviennent des armes contre ses victimes. 30 ans après les faits, Vanessa Springora a eu le courage de retourner ses armes contre son bourreau en l’enfermant, lui aussi, dans un livre… 

Réelle catharsis littéraire, Le Consentement lui a permis d’enfin libérer sa parole. Les détails (sordides) présents dans le livre n’y sont pas pour alimenter l’appétit voyeuriste du lecteur, mais pour montrer l’ampleur des abus de pouvoir et d’autorité mis en place par Matzneff contre les enfants, mais aussi contre leur entourage. 

Un livre pas joyeux joyeux, mais dont la lecture nous semble nécessaire et importante pour resituer et nuancer la notion de consentement à l’heure où une proposition de loi visant à protéger les mineurs victimes de violences sexuelles fait débat chez nos voisins français. Vous cherchiez une façon de vous plomber le moral à quelques jours de la réouverture des terrasses ? Ce livre est disponible chez notre partenaire saint-gillois Les Yeux gourmands. 

Alors que la science-fiction est encore très largement dominée par les hommes, ce premier roman d’une auteure américaine agit comme un vent de fraîcheur. 

Et ce qu’on peut dire, c’est que Becky Chambers nous offre, avec l’Espace d’un an, un roman de science-fiction pas comme les autres ! 

Le pitch ? Rosemary, jeune humaine, est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l’espace. Elle intègre une équipe hétéroclite composée de représentants de différentes espèces de la galaxie : reptiles, amphibiens, IA et autres.

Savant mélange entre un space-opéra (aventures qui se déroulent dans l’espace et dans un cadre géopolitique complexe, type Star Wars) et un soap-opéra (feuilleton sentimental qui met en parallèle plusieurs histoires, type Les feux de l’amour), on y suit les tribulations du Voyageur, parti pour un trajet d’un an jusqu’à une planète lointaine. Ici pas de grands enjeux ni de combats intergalactiques, mais une tranche de vie à bord d’un vaisseau où tous les personnages sont abordés, culturellement, socialement et sexuellement.

C’est un roman feel good, léger et rafraîchissant, écrit dans une prose fluide et sensible. Pas de grande morale ni de réflexion profonde, mais la preuve qu’il est possible de faire une œuvre divertissante en cohésion avec les valeurs actuelles, c’est-à-dire emplie de diversité et d’inclusivité

Si, comme moi, vous avez apprécié le voyage, vous pouvez embarquer pour deux autres tomes pour lesquels Becky Chambers a obtenu le prix Hugo 2019 de la meilleure série. 

Pourquoi ne pas accompagner cette découverte d’un vin blanc frais, fruité et aromatique ? Le Tête de crabe, cuvée typique de l’AOC des Fiefs Vendéens, est produit au Domaine Mercier mondialement reconnu. Certifié Haute Valeur Environnementale, leur mode de culture idéal a toujours à l’esprit  une approche durable, respectueuse de notre environnement et loin des dogmes. Ils cherchent à élaborer des vins purs et précis qui reflètent leur terroir d’origine. Depuis plusieurs années, le domaine vinifie toutes les Cuvées M (dont ce vin fait partie) dans le respect du cahier des charges BIO, sans certification.

De cépages chenin, chardonnay et sauvignon blanc, ce vin aux arômes de pêches et d’agrumes (tout en restant sec et frais) est parfait pour l’apéro et/ou pour accompagner un plateau de fruits de mer. Avec le temps, il perd de sa vivacité et des arômes d’abricot, de coing et de miel font leur apparition.

Nos complices pour ces propositions : les vins Brunin-Guillier & la librairie Flagey.

Qu’est-ce qui se trouverait dans votre box Enlivrez-vous idéale ? Vous donnez votre langue au chat ? Mais quel hasard ! C’est le nom du vin que nous vous présentons aujourd’hui ! De cépages viognier et gewurztraminer (c’est rare !), Je donne ma langue au chat est un vin blanc d’IGP Gard, fruité et doux avec des notes intenses de rose et de litchi ; sa bouche est onctueuse et fraîche, marquée par des notes florales.

Son histoire ? À la croisée des chemins entre Provence et Languedoc, les coopérateurs du Cellier des Chartreux partagent un héritage riche de culture(s) et d’histoire(s). 1612 : le roi Louis XIII cède une partie des terres aux paysans, contribuant ainsi à l’essor de « Pujault ». 1929 : année de la création du Syndicat Général des Vignerons des Côtes du Rhône, le Cellier des Chartreux voit le jour, motivé par une volonté depuis respectée : créer des vins issus d’un savoir-faire transmis et renouvelé de génération en génération depuis 400 ans.

Jeux de mots, jeux de langue, la Creative Collection dont ce vin fait partie est là pour ravir les sens et titiller l’esprit !

Côté livre, nous vous proposons un titre de Walter Tevis qui, près de 40 ans après sa mort, mérite d’être (re)découvert et on remercie (encore une fois) les éditions Gallmeister pour la réédition de ce titre, L’Oiseau moqueur, dans leur collection de poche, Totem.

Écrite en 1980, cette dystopie se passe en 2400 (à la grosse louche), en Amérique. Et on y retrouve les ingrédients d’une recette gagnante sans pour autant ressentir une impression de déjà vu ou de plagiat : 

  • une pincée de 1984
  • une bonne dose de Fahrenheit 451
  • un filet de Meilleur des mondes
  • un soupçon d’Idiocraty

Plus personne ne sait vraiment comment ni pourquoi – plus personne ne sait grand chose, en fait – le monde est devenu tel qu’il est. La population, qui ne sait plus lire depuis longtemps, se gave de drogues et de télévision et s’en remet aux robots qui s’occupent de tout depuis des siècles (sauf s’ils tombent en panne, vu que plus personne ne sait les réparer). L’ignorance et l’absence de liens sociaux régissent le monde. 

On découvre Paul, qui, un peu par hasard, apprend à lire par lui-même sans se douter de l’importance des livres (qui servent plutôt comme isolant de maison à son époque). Il tombe amoureux (quel scandale !) de Mary Lou, une insoumise qui par bon sens refuse de prendre les drogues distribuées par le gouvernement. Et tous deux rencontrent Spofforth, le dernier robot de sa génération à être réellement intelligent (quoique mélancolique) et qui, d’une certaine façon, dirige le monde (ou ce qu’il en reste). 

Difficile de parler plus longuement de leurs interactions sans dévoiler l’intrigue de ce roman d’anticipation. Mais une chose est sûre, si on ne garde que le pire de notre monde actuel, cette triste vision de l’avenir est peut-être ce qui nous attend ! Alors, puisqu’il faut bien commencer quelque part pour éviter qu’elle ne devienne réalité : continuons à lire et si vous hésitez, cet été, à vous offrir une nouvelle box Enlivrez-vous, surtout, faites-le !  

Nos complices pour ces propositions : le caviste Brunin-Guillier et la Librairie Flagey.

Dans la famille Thriller, je demande la valeur sûre : le Suédois ! Et en effet, on n’a pas été déçues en lisant ce roman historique de Niklas Natt och Dag qui se déroule, comme son titre l’indique, en 1793, dans une Suède qu’on ne connaissait pas si sombre… Une lecture dont on sort les bras et les jambes coupés (private joke pour celleux qui ont lu le livre), tant l’intrigue en est captivante, les détails sanglants et le dénouement effroyable. On ne vous avait pas menti, c’est du lourd ! 

Dans une ambiance de répression des ambitions révolutionnaires venues de France,  le peuple suédois se meurt dans la misère et personne ne semble donc se soucier de cet homme-tronc dont le cadavre flotte dans le lac Fatburen. Personne sauf Cardell, le manchot qui l’a repêché et Cecil Winge, juriste tuberculeux droit dans ses bottes – même s’il n’y est plus pour longtemps. Tous deux s’associent pour mener une enquête policière digne d’une série Netflix et rendre justice à ce pauvre bougre oublié de tous. 

D’un chapitre à l’autre, nous ne suivons pas le même narrateur et grâce à ces destins croisés l’auteur dresse un portrait complet du pays au XVIIIe siècle.  On a particulièrement aimé découvrir la place réservée aux femmes au détour de l’histoire d’Anna Stina. Spoiler alert : il restait déjà beaucoup de chemin à faire !

Amateur•rice de frissons dans le dos, foncez ! Mais attention, une fois commencé, ce livre est difficile à lâcher. On vous aura prévenu•e.   

Pour vous remettre de vos émotions, vous pourriez vous jeter sur le Munt, un vrai vin de soif, 85 % grenache, 15 % carignan, à la bouche ronde, gourmande et fruitée (au nez, vous lui reconnaîtrez des arômes de fruits des bois) : un rouge parfait pour les soirées d’été !

« Vins d’amour… pour l’amour du vin. » C’est leur passion pour le divin jus qui a conduit Christine et Nicolas Dornier à créer le Clos des Vins d’Amour, dans le Roussillon, avec Laurence et Christophe Dornier.

En cave, l’intervention est minime. Ils estiment en effet que leur travail consiste à accompagner celui de la nature : adapter le cépage au terroir et travailler de manière manuelle, car 80 % de la qualité d’un vin est réalisée sur la vigne. Leur label AB (Vins bio) ne fait que soutenir cette philosophie qui leur tient à cœur. Ils aiment penser et faire des vins qu’on a envie de boire : des vins fruités, élégants, tout en finesse.

Nos complices pour ces propositions : La Cave de Tom et la Librairie Flagey.

Dans la sélection du jour, un livre qui aborde un autre sujet brûlant qui nous tient à cœur.

La Loi de la mer, le deuxième roman de l’auteur italien Davide Enia, est le fruit de différents séjours sur l’île de Lampedusa, à la rencontre de ses habitants, secouristes, plongeurs, garde-côtes, pêcheurs, et, inévitablement… réfugiés. Située à moins de 250 km de la Libye et de la Tunisie, la petite île de Lampedusa (20 km²) est un point d’entrée privilégié pour celles et ceux qui espèrent rejoindre le continent européen.

Depuis octobre 2013, quand on parle de Lampedusa, on pense directement aux 368 cadavres repêchés en mer. Cet événement dont tous les médias ont parlé reste encore aujourd’hui d’actualité : chaque jour, des embarcations de fortune font naufrage. Sous forme de témoignages romancés de celles et ceux dont les mains soignent, mêlés à l’histoire personnelle du dramaturge sicilien, La Loi de la mer frappe fort, juste où il faut.

« Le nom de Lampedusa, dit celle-ci, c’est un fourre-tout : les migrations, les frontières, les naufrages, la solidarité, le tourisme, la haute saison, la marginalité, les miracles, l’héroïsme, le désespoir, la souffrance, la mort, la renaissance, l’accueil. »

Ce texte de 214 pages est bien entendu chavirant et peut parfois être difficile à lire. Mais il est aussi lumineux, véritable ode à la vie, aux belles personnes et aux belles rencontres.

« Ça nous a ouvert les yeux : malgré tout – malgré la prison en Libye, la traversée hallucinante qu’il avait affrontée pendant des jours et des jours, sa famille restée au pays -, le fait qu’il raconte une blague m’a fait comprendre que ces gens n’étaient pas une abstraction ou des titres dans les journaux, mais des êtres humains, comme nous.[…] Avant, dit Paola, j’avais tendance à voir leur souffrance, les corps amaigris, les bleus, les cicatrices, leur regard effrayé. Je les regardais du haut de mon piédestal, tu comprends ? D’une position qui, puisqu’on les aide, les rend redevables à jamais. Et cette histoire drôle m’a fait prendre conscience de l’épaisseur de l’histoire individuelle de chacun. Je ne pouvais pas comprendre la douleur des expériences qu’ils ont vécues, mais je réalisais tout à coup que c’était, que c’est une erreur gigantesque de les traiter avec ce paternalisme absurde. Il n’y a pas que le désespoir. Il y a le besoin de réussir, de devenir meilleur, il y a les chansons et les jeux, l’envie de goûter certains plats ou de plaisanter avec les autres. »

Et le vin du jour ? Il est puissant lui aussi ! Le Sensas est un vin rouge fruité et rond qui, fun fact, ne provient pas d’un seul vignoble, mais d’une coopérative « Les Producteurs Réunis du Cébazan », une commune d’Occitanie. Il est le fruit d’une initiative originale puisqu’il n’est pas vinifié sur place, mais dans un chai nouvelle génération, LGI Wines, situé à Carcassonne. Un concept de chai 2.0 qui vaut le détour : les vignerons y amènent leurs grains et bénéficient d’un matériel de pointe ainsi que de conseils avisés de professionnels pour créer le meilleur vin possible. Et ça fonctionne ! De nombreux vins créés sur place ont remporté des prix. Le millésime 2016 de ce 50 % cabernet sauvignon, 20 % syrah a notamment reçu la médaille d’or du Concours International de Lyon !

Au nez : Bouquet de fruits rouges aux notes épicées et vanillées

En bouche : Le Sensas est assez puissant et fruité. Il possède une bouche ronde avec une belle longueur.

Nos complices pour ces propositions : l’ASBL Scale dogs et la librairie À livre ouvert – le rat conteur.

Le silence d’Isra, premier roman aux accents autobiographiques de l’auteure américaine Etaf Rum, nous plonge dans la vie d’une famille palestinienne aux États-Unis. 

Haaa l’Amérique ! Terre synonyme de liberté pour Isra, pourtant prévenue par sa mère : « Peu importe la distance, une femme restera toujours une femme. Une femme n’a rien d’autre en ce monde que son bayt wa dar, sa maison et son foyer. Le mariage, la maternité : c’est là la seule valeur de la femme. »

Du haut de ses 17 ans et portée par les histoires qu’elle lit en cachette, Isra est persuadée qu’une meilleure vie est possible. Elle rêve du véritable Amour, pas d’un mariage arrangé. Cependant, Isra n’est pas de celles qui élèvent la voix pour s’opposer au poids des traditions. Qu’on arrange son mariage, elle trouvera bien le moyen de se faire aimer par son mari. 

C’est ainsi qu’elle s’envole vers Brooklyn pour rejoindre son nouveau foyer dirigé par Farida, sa belle-mère, bien décidée à entretenir les coutumes de sa culture. Entretien de la maison et préparation des repas rythmeront dorénavant la nouvelle vie d’épouse d’Isra. Vous avez dit désillusion ? On en rajoute alors une petite couche… C’est qu’il va bien falloir penser à procréer un héritier digne de ce nom (entendez : un fils, évidemment)… et ça, Isra peut compter sur les femmes de son entourage pour le lui rappeler. On est bien loin de ce qu’elle avait imaginé… 

Et on ne peut s’empêcher de se demander si l’histoire n’est faite que pour se répéter, au fil de ces pages totalement captivantes, qui nous plongent, à la manière d’un conte oriental, dans quatre destins de femmes d’une même famille. On vous laisse découvrir celle(s) pour qui, peut-être, la littérature sera une vraie force libératrice.

L’UBY N°3 est un vin blanc de cépages colombard et sauvignon. Il possède un joli nez intense d’agrumes et de pêche blanche et une bouche à l’attaque fraîche et ronde qui s’ouvre sur un palais gourmand aux notes citronnées. Un vin vif et aromatique idéal pour l’apéritif.

François Morel, du Domaine UBY, exprime sa passion au travers de ses vins : des vins plaisirs de qualité, de convivialité et de partage ; à l’image des vins de Gascogne et de la région. L’intégralité du vignoble d’UBY est certifié Viticulture Raisonnée Contrôlée depuis 10 ans. Les cultures céréalières sont en BIO ainsi que 12 hectares de vigne. De plus, le domaine s’est engagé par contrat agro-environnemental à préserver un espace naturel autour de son étang : les dernières tortues Cistude d’Europe y vivent et s’y reproduisent.

Nos complices pour ces propositions :  l’ASBL Scale dogs et la librairie À livre ouvert – le rat conteur.

Envie de voyager ? Ça tombe bien ! C’est un vin rouge qui rappelle la garrigue que nous vous présentons aujourd’hui. 

Les Lanes est la « petite cuvée idéale » du domaine Château la Baronne. On ne peut plus bio elle est fraîche et séduisante, et a été sélectionnée par les talentueux expérimentateurs de la famille Lignères, qui possède le domaine depuis 1957.

Depuis cette époque, les cépages traditionnels du Languedoc sont à l’honneur, mais la famille Lignères a un penchant tout particulier pour le carignan. Ses membres se donnent pour but de magnifier l’expression et transmettre la finesse et l’élégance de ce cépage emblématique de la région. Pour ce faire, tous les vins sont produits en culture biologique (AB) et sont certifiés en biodynamie (DEMETER).

Les Lanes (AOP Corbières) mêle les cépages carignan et grenache. On lui reconnaît un nez légèrement épicé et mentholé aux arômes de fruits rouges. Cuvée d’une belle longueur en bouche, les tanins sont très souples et la fraîcheur revient en finale se mêler aux arômes de petits fruits noirs.

Vous cherchiez justement de quoi accompagner un repas dominical et cette description vous séduit ? Ce vin provient de La Maison des Vins à Watermael-Boitsfort.

On vous prévient, c’est deux salles, deux ambiances aujourd’hui ! D’un côté un livre sombre et difficile et de l’autre un vin rosé à boire au soleil pour vous rendre un peu de joie de vivre ! 

Comme le disait si bien Johnny : « noir, c’est noir, il n’y a plus d’espoir ! » Évasion de Benjamin Whitmer, c’est la quintessence du noir ; un noir à l’état pur auquel ne peut résister aucune trace d’espoir ni de lumière. 

1968. Le soir du réveillon, douze détenus s’évadent de la prison d’Old Lonesome. Une véritable chasse à l’homme se met en branle afin de les ramener… morts ou vifs.  À leurs trousses : des gardiens bourrés d’amphet, un traqueur hors pair et des journalistes locaux en quête d’un scoop. De leur côté, les évadés essayent de tirer leur épingle du jeu, mais le blizzard ne leur facilite pas la tâche. Très vite, une onde de violence brute et incontrôlable se propage sur leur chemin. 

L’intrigue est resserrée au plus simple. On n’est pas vraiment surpris•e par ce qu’il va se passer, mais en même temps on n’est pas là pour ça. On est là pour le portrait que Whitmer dresse de cette Amérique profonde des oubliés : dure, brutale, raciste et désenchantée – celle des armes, de la violence et de la haine ; celle du désespoir quotidien des laissés pour compte du rêve américain ; celle de l’alcool, du sexe sans amour et de la drogue. Dans ce roman choral, on incarne tour à tour les différents personnages, mais on n’en aime aucun ; on ne s’identifie à aucun. On fait uniquement face à des hommes tous plus remplis de colère et d’amertume les uns que les autres dont on finit par comprendre le destin. 

Attention, âmes sensibles s’abstenir, c’est vulgaire, violent, brut. Avec une écriture sèche, nerveuse et incisive, tant dans le fond que dans la forme.

Et donc, sans transition : un vin rosé aussi doux que fruité et frais : Les Amandiers du Château de la Liquière. 

Ce domaine est situé dans le Languedoc, sur un terroir de schiste très peu commun pour la région. Une particularité qui donne des vins à identité forte. Les vignerons cherchent à faire des vins purs et précis sans en enlever le caractère méridional. Les travaux manuels y occupent une place importante et l’ensemble du domaine est cultivé en AB. Des vins les plus accessibles aux cuvées à forte identité, le vignoble désire que chacune de ses cuvées ait une histoire à raconter…

« Les Amandiers » est une parcelle plantée en courbes de niveaux sur les hauteurs de La Liquière, il y a plus de 40 ans. Elle offre un vin aux arômes de fruits rouges (framboise, groseille… ) et de caramel au lait. Un rosé gourmand d’AOP Faugères rafraîchissant et ample de cépages cinsault, mourvèdre et grenache. Parfait pour profiter des premiers rayons de soleil en attendant la réouverture des terrasses.

Les complices : La Librairie Flagey & La Maison des Vins.

Préférer l’hiver de l’auteure française Aurélie Jeannin fait partie de ces premiers romans prometteurs dont on parle bien trop peu à notre goût. 

Une mère et sa fille mènent une vie simple, que l’on qualifierait aujourd’hui de « minimaliste », recluses dans une cabane en pleine forêt. À l’approche de l’hiver, l’isolement est brisé le temps d’un aller-retour en ville pour ravitailler le garde-manger. Le reste du temps, leur quotidien est silencieux. Le téléphone a été débranché. Les visites se sont espacées, jusqu’à ce que plus personne ne passe la porte. Ne résonnent plus que les bruits de la nature et quelques passages de livres échangés à voix haute. 

Page après page, les drames qui ont jalonné leurs existences se révèlent. 

Ça a des relents de confinement, comme ça, mais on vous promet que, même si les sujets abordés ne sont pas des plus réjouissants, ce livre est assez addictif et vaut réellement la peine d’être lu – dont des passages à voix haute, qui sait ?

D’une écriture envoûtante, Aurélie Jeannin nous immerge dans un huis-clos sur l’exploration de la douleur. Un roman poétique à l’ambiance singulière dans lequel l’introspection se fait action. Hypnotique et percutant ! 

Vous pouviez l’accompagner des Trois Sœurs, un rouge puissant, mais bien balancé par une bouche ronde à finale fruitée du Domaine les Grands Bois. 

Créé en 1920 par un passionné de vin, Albert Farjon, ce domaine est situé dans les Côtes du Rhône, et a acquis ses lettres de noblesse. Marc et Mireille transmettent aujourd’hui leur passion à la 4e génération, leurs filles : Philippine, Gabrielle et Eloïse. Dès sa création, les différents exploitants du domaine ont fait le choix de travailler leurs vignes dans le respect de l’environnement et de l’homme. Débutée en 2008, la conversion à l’Agriculture Biologique est effective depuis 2011.


Les Trois Sœurs est un vin qui mêle les cépages grenache, syrah et carignan et dont le nez offre des arômes de fruits noirs bien mûrs ainsi que des notes poivrées.

Vous cherchiez de quoi accompagner une viande rouge ? Il s’y prêtera parfaitement ! Commandez-le chez notre complice : La Cave de Tom. Le livre, lui, provient de la librairie Les Yeux Gourmands, à Saint-Gilles. 

Et voici le tant attendu premier accord Mots-vin, qui en associant Un été prodigue au vin blanc les Chardons souhaitait honorer la nature. Quoi de mieux pour une édition printanière ?

On vous rappelle le concept ? Que l’encre des mots se reflète dans votre verre de vin…. ou inversement ! Par un goût, un nom, une illustration… ou des valeurs communes !

Réédition d’un livre de 2001, Un été prodigue n’a pas pris une ride tant le sujet principal est au cœur des débats actuels. C’est une ode à la nature que nous livre ici Barbara Kingsolver et qui pourrait être résumée à l’aide des mots que les vignerons qui ont créé votre vin tiennent à propos de leur domaine : « une quête de sens parce que chacun de nos gestes ou de nos choix portent nos idées; le respect du vivant et de notre environnement parce que nous ne faisons qu’un ; la voie de la raison car il est inconcevable de s’affranchir de notre responsabilité ; le plaisir de créer et composer chaque année, avec ce que la nature nous donne et nous permet. »

Dans le décor sauvage et grandiose des Appalaches, Un été prodigue tisse trois histoires de femmes. Celle de Deanna, vivant en ermite dans un refuge au milieu de la forêt, et poursuivant la piste d’une famille de coyotes qu’elle essaye de protéger à tout prix ; celle de Lusa, une citadine qui, devenue veuve, décide de rester dans la vallée de son mari pour faire fructifier ses terres, trouver un nouveau mode de fonctionnement, moins polluant moins destructeur ; et celle de Nannie, 75 ans, qui continue d’exploiter sa ferme à sa manière, sans désherbants, sans pesticides, comptant sur la seule nature pour réguler insectes et plantes. Elle tient à son mode de vie et à son label bio, ce qui a l’air de mettre son voisin Garnett dans tous ses états. 

Le vin est produit par les Chardons, du Domaine de l’Aumonier, situé en Touraine, en agriculture biologique, sans aucun produit chimique, pesticide ou désherbant. Chardons chéris donc : sur le domaine on les laisse pousser, comme dans le livre. Qui a dit qu’il y avait des mauvaises herbes ?

Pour réaliser cet accord mots-vin blanc, deux adresses à noter : la librairie Flagey et la Maison des Vins.

Le concept de l’accord mots-vin ? Que l’encre des mots se reflète dans votre verre de vin…. ou inversement ! Par un goût, un nom, une illustration… Vous commencez à connaître la chanson !

Du Tunis des années 30 aux États-Unis, en passant par l’Europe, l’accord mots-vin rouge de l’édition printanière vous faisait découvrir le destin du jeune Darius Zaken. Le tout, vous l’aurez certainement deviné, avec Un air… de jazz ! 

Où bat le cœur du monde, de Philippe Hayat, raconte l’histoire de Darius Zaken qui, frappé de mutisme après la disparition brutale de son père, va trouver dans la clarinette une nouvelle manière de faire entendre sa voix. Une fabuleuse fresque aux personnages attachants, mêlant initiation et émancipation. 

Pour vous accompagner dans ce voyage, un côtes-du-rhône rouge bio à base de syrah et de grenache issu du domaine La Réméjeanne. Rémy et Olivier Klein, père et fils, partagent les mêmes valeurs de vignerons-paysans : authenticité, respect des sols et du vivant, amour du goût. Leur devise ? « Pour que nos vins révèlent toujours davantage les caractéristiques essentielles de notre terroir. Sublimer, ne pas surjouer », on adhère totalement !

Au nez : des fruits mûrs, fraises, violette, garrigue et épices.

En bouche : de la souplesse avec une légère pointe d’acidité pour assurer l’équilibre et une finale persistante.

Pour réaliser cet accord mots-vin rouge, deux adresses à visiter : La Maison des Vins à Watermael-Boitsfort et la librairie Les Yeux Gourmands à Saint-Gilles.

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